jeudi 25 octobre 2018

Attention, les enfants (vous) regardent








Si vous aimez ce blog,
vous pouvez le soutenir en faisant un don sur Tipeee.

https://fr.tipeee.com/julieguillot


19 commentaires:

  1. Excellent !

    ... et peut-être un léger syndrome HP ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Francois..mais...un enfant qui remet en question le comportement adulte aurait forcément un syndrome ? Il-elle serait un "potentiel" supérieur à la moyenne ? ;) pourquoi cette question ?

      Supprimer
    2. Syndrome a une connotation péjorative, c'est comme cela que c'est défini, profil ou tendance si vous préférez.
      HP n'égal pas forcément Haut Potentiel, c'est plus une grille de lecture différente du monde, souvent entrainée par une vitesse d'analyse supérieure il est vrai.
      Vrai aussi que l'on vient de me le diagnostiquer, alors cela fait aussi écho en moi, même si j'ai... 50 ans.

      Supprimer
  2. Eu... On voit ce que ça donne des enfants sans punitions.
    J'en ai une dans mon entourage, elle est juste insupportable.
    Quand on doit voir cette famille (qui sont nos amis) on a une boule au ventre à l'idée de tout ce que la gamine va encore faire. Elle n'a aucune limite et elle est super égoïste.

    Je crois en la punition personnellement, si les actes sont expliqués.
    Je pense qu'il ne faut pas crier sur les enfants si on peut l'éviter par contre, je suis contre l'humiliation également.
    Après je pense que les adultes ont un devoir d'exemplarité envers leurs enfants (gros mots de ton exemple, mais il y a des tas d'autres choses).
    Mais les enfants ne sont pas des adultes, les parents décident pour eux, et les parents ont des responsabilités pour en faire de bonnes personnes.
    Les enfants ont BESOIN de limites et ils ont BESOIN qu'il y ai des répercussions négatives si on les outrepasse. Cela permet l'autonomisation.

    Pour brasser des tas de parents dans ma profession (prof) on comprend très vite le profil des parents qui ont perdu pied, qui vous supplient de trouver une solution pour leur gamin: généralement ils n'imposent pas de limite, ils ne punissent pas ou ils laissent tomber les punitions qu'ils ont mises.

    Donc je suis d'accord avec toi sur certains points (ado à la table des adultes, tante agressive, ton humiliant des adultes, corps à la disposition, clichés sexistes qu'on met dans la tête des enfants)mais pas sur la punition. Pour moi elle est nécessaire et salvatrice.
    Je crois également que nous ne sommes pas d'accord sur le fait qu'il existe une hiérarchie entre enfants et adultes.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pourquoi systématiquement assimiler absence de punition et laxisme ?? Je ne punis jamais mon fils (il le dit lui même à ses copains). Pour autant il ne fait pas tout ce qu'il veut. Beaucoup de choses sont négociables dans les limites du raisonnable. Par contre santé, politesse, sécurité ET mes limites du jour ne sont PAS négociables. Non c'est non. J'assume parfaitement d'ailleurs de lui dire aujourd'hui ça c'est non juste parce que je suis trop fatiguée, j'explique le pourquoi des règles (négociables et non négociables). leur raison qui peut être logique (santé, etc), mais aussi respecter l'autre (moi en l'occurrence) il apprend ainsi que tout le monde a ses propres affects et limites et qu'il doit apprendre à composer avec. Alors oui, souvent il me fatigue parce qu'il tente toujours de tout négocier, mais franchement il serait bien bête de ne pas essayer ! Ma tranquillité perso ne justifie pas que j'exige de lui d'obéir sans comprendre.

      Supprimer
    2. C'est merveilleux que les explication seules marchent sur votre fils, mais vous oubliez un point important : tous les enfants ne sont pas construits sur le même modèle. Parmi mes jumelles, l'une doit ressembler à votre enfant : elle négocie beaucoup mais comprend parfaitement que non c'est non et ne tente jamais de passer outre ni ne se laisse entrainer par les colères où les frustrations. Elle est très autonome, c'est super facile de l'éduquer, il n'y a pas grand chose à faire. En fait, si je n'avais eu qu'elle, je pourrais comme vous prôner l'absence de punition tout en étant persuadée d'être une mère au top qui a tout compris à l'éducation bienveillante.
      Mon autre fille aimerait être le maître du monde, et ses contestations étaient énergiques (c'est un euphémisme). La moindre petite frustration qui pourrait sembler ridicule à un observateur extérieur se transformait en tempête, en orage, toute tentative d'explication ne faisant alors qu'attiser l'incendie (croyez moi, on a essayé son père et moi tant ça nous fendait le cœur de la voir se mettre dans cet état). Il lui a fallu des règles très strictes avec des conséquences en cas de dépassement des bornes, un cadre plein d'amour mais bien autoritaire, pour qu'elle s'apaise et s'épanouisse.
      Les enfants tout petits ne connaissent encore rien à la vie, leurs parents doivent assumer la place de chef suprême dans une hiérarchie totalement verticale. Quand les enfants commencent à avoir une expérience, de l'empathie pour comprendre en quoi leurs actes impactent les autres, on peut effectivement négocier avec eux de plus en plus et la hiérarchie verticale s'incline progressivement jusqu'à ce que l'enfant devenu adulte soit au même niveau que ses parents.
      Les cris, les tapes, les humiliations, il est évident que ça blesse les enfants et c'est à jeter définitivement mais l'autorité avec parfois des punitions (lorsqu'elles sont nécessaires et expliquées, et si possible une conséquence logique du comportement à décourager) c'est fondamental et respectueux : c'est de la bienveillance à long terme.

      Supprimer
    3. Monsieur Raphael Bernard, je voulais simplement rebondir sur votre commentaire. Je comprends votre point de vue. Cependant il se trouve que j'ai été une mère dépassée. Et que j'ai beaucoup subi les regards supérieurs et méprisants des professeurs et des autres parents d'élève. Hors, nous avons découvert sur le tard (à 16 ans!) que ma fille souffrait de troubles autistiques que nous n'avions pas su détecter. Les petites filles camouflent mieux ce genre de choses car elles sont plus aptes au mimétisme. Maintenant ma fille a 18 ans, mais je vous assure qu'en 12 ans d'école, pas un seul professeur ne m'a donné le moindre conseil constructif. Certains étaient bienveillants, mais la plupart l'ont enfoncée sans chercher à comprendre. Elle a fini avec une phobie scolaire carabinée qui lui a fermé les portes du bac alors qu'elle a un QI de 150. Dans son enfance, j'ai beaucoup entendu qu'elle "manquait de fessées", de limites, etc. Il y a toujours du monde pour prôner la coercition, croyez moi, y compris au sein de la famille... Hors, je faisais vraiment tout mon possible, j'ai même mis mon travail en stand by pour m'occuper mieux de mon enfant atypique. Vous n'avez pas idée de l'isolement des parents "qui ont perdu pieds". Alors de grâce, prenez le temps de leur porter un vrai regard exempt de jugement. Parfois le manque de punition n'est vraiment pas le problème.

      Supprimer
    4. Rien: Vous devriez relire mon commentaire car vous dites certaines choses qui n'y répondent pas: "assimiler absence de punition et laxisme " et "obéir sans comprendre". Quand ai-je tenu ces propos?
      Vous parlez donc de votre manière d'éduquer votre fils. Voici mes questions. Avez-vous l'impression que cela est efficace? Votre fils gène-t-il les autres en société? A-t-il de bons résultats scolaires?

      Supprimer
    5. Anonyme votre témoignage est plein de bon sens mais même si je constate certaines choses chez les parents il ne me vient jamais à l'esprit de me montrer méprisant (ce n'est définitivement pas dans ma nature). Je constate simplement vis à vis des éléments que ces derniers me donnent. C'est toujours le même schéma. (Ou presque, on est d'accord.)

      Je suis contre la fessée également, pour moi, qui ai subi la violence enfant, frapper est l'arme des faibles et des monstres.

      Pour les enfants atypiques c'est sûr que c'est autre chose. Il est évident que mon commentaire concerne les enfants neurotypiques.

      Supprimer
    6. Tout à fait d'accord avec le message de "Rien" ! Pour moi aussi, il n'y a pas de liens entre absence de punitions et laxisme. J'ai aussi fait le choix d'éduquer mes enfants sans le principe des punitions (ni celui des récompenses, que je ne trouve personnellement pas plus sain) et j'ai refusé la sacro sainte mise au coin "Tu reviendras quand tu seras calmé !". Il y a d'autres façons d'expliquer à ses enfants les conséquences de leurs actes que par le biais de punitions injustes et humiliantes, données sans explications ou si peu.
      Aujourd'hui, mes enfants n'ont aucun souci, savent écouter et ne pas se mettre en danger, respectent les autres et eux-mêmes, les enseignants qui les ont eu en classe en étaient toujours ravis. Je ne dis pas que ce principe aura tout fait dans leur éducation mais je tenais à donner un exemple supplémentaire sur le fait que des enfants élever sans punitions ne deviennent pas des enfants sans limites..

      Supprimer
  3. !!! Merci !!! moi non plus je n'ai pas oublié! :) ensemble on y arrivera à faire respecter les "enfants"!

    RépondreSupprimer
  4. Oh la la quelle bonne idée ces illustrations! Ça raconte tellement bien nos souvenirs, et les injustices ... je plussoie !

    RépondreSupprimer
  5. J'adore !! Je me souviens aussi du sentiment d'injustice quand j'étais punis .alors qu'un dialogue sans jugement et pour comprendre les raisons et mon mal être aurait été beaucoup plus efficace et m'aurait fait me sentir beaucoup mieux !

    RépondreSupprimer
  6. Merci pour ce témoignage. Moi aussi je me souviens de la promesse faite à moi-même de de pas oublier que j'avais été une enfant. En réponse à Raphael Bernard et pour défaire les préjugés sur le besoin de limites des enfants (en dehors de la protection ce qui est une évidence)et reconnaître que pour la plupart ce sont les limites des l'adultes (dont certaines sont légitimes mais peuvent être posées "gentiment"). L’idée de hiérarchie entre adultes et enfants c’est ça l’adultisme. C’est une confusion aussi sérieuse que le racisme, le sexisme, l’âgisme (envers d’autres catégories que les enfants), le classisme, le validisme, l’homophobie etc. Ce commentaire est basé aussi sur la croyance qu’il n’y a que deux façons d’élever les enfants (à propos Il y a un livre de Naomi Aldort dont le titre est Raising our Children, Raising Ourselves qui veut dire “Elever ses enfant, s’élever soi-même” dans les deux sens du terme, traduit malheureusement par éduquer dans la version française perdant le jeu de mots). L’approche autoritaire et la laxiste. En fait il y a une 3ème voie dont on ne connait pas assez l'existence (appelée parfois démocratique), respectueuse pour tous. COMPARAISON ENTRE QUATRE METHODES DE DISCIPLINE PAR ALETHA SOLTER http://secteur.ambares.free.fr/blog/Ambar%e8s/%e9cole%20des%20parents/138_%c3%a9duquer_sansfess%c3%a9es19-22.pdf Il y a 4 colonnes parce qu'elle distingue l'éducation autoritaire avec et sans châtiments corporels.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour le lien! Super intéressant!
      En effet, je crois que les limites peuvent être posées gentiment. Mais pour moi elles doivent l'être, et si elles sont outrepassées... enfin vous m'avez lu ;)

      Je ne crois pas faire de racisme en disant qu'enfant ne vaut pas un adulte. Un enfant n'est pas aussi intelligent qu'un adulte, il ne se contrôle pas autant, il est un être en devenir. Je pense que ceci est un FAIT et non un point de vue.
      D'ailleurs il ne vous viendrait pas à l'idée de laisser un enfant conduire, voter, devenir président, etc.

      Merci pour le lien en tous cas! Je le garde au chaud.
      Je crois donc en la deuxième colonne et je ne suis pas tout à fait d'accord avec ses conclusions. J'aimerais croire en la 4ème colonne... mais bon...

      Je suis sûre à 100% de pouvoir classer mes amis avec leur fille dans la 3ème.

      Supprimer
  7. Oh le combat pour manger avec et la même chose que les adultes ! J'en parle partout autour de moi mais j'ai pas l'impression que les anciens enfants aient été choqués. Moi ça me débectait de rester dans la cuisine à bouffer des nuggets pendant que les grands mangeait du homard en faisant des blagues qui me faisaient rire. J'avais pas obtenu gain de cause, quelque soit le degré, juste mon papi qui venait m'apporter du homard et du foie gras en screud.

    Chez le médecin, j'avais répondu le fond de ma pensée et m'était pris une sacrée torgnole... par le médecin lui même (je lui avais demandé de s'éloigner de mon visage car ce n'était pas respectueux, que j'avais droit à mon espace et qu'il "puait du bec"). Ma mère lui avait fait un tel scandale que j'ai pensé qu'elle foutrait le feu au cabinet.

    En tout cas je me retrouve à mort dans ces (jolis comme toujours) dessins ;)

    RépondreSupprimer
  8. Qu'est-ce que ça fait du bien à lire ! Merci tellement !

    RépondreSupprimer

Les commentaires sont modérés, ils n'apparaîtront sur le blog qu'après validation.